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Les tribulations d'un admin sys

Image par Pexels de Pixabay

Lors de l’administration d’une base de données Oracle, l’administrateur peut choisir deux modes de fonctionnement pour celle-ci : Archivelog ou No Archivelog. Mais avant de choisir un de ces modes, il faut en comprendre les avantages et les inconvénients.

Définition

Nous allons donc, détailler les deux modes dans les paragraphes suivants :

  • Mode NoArchivelog :

Quand une base de données est en mode NoArchivelog, l’archivage automatique des redologs est désactivé. Les fichiers controlfiles de la base indiquent que les groupes d’archives ne sont pas obligatoires. De plus, quand un groupe devient inactif après un changement, le groupe reste disponible pour réutilisation par le processus Logwriter. Le mode NoArchivelog protège la base de données d’un crash de l’instance, mais pas d’un crash système; seuls les changements récents, qui sont encore stockés dans les fichiers redologs sont disponible pour effectuer la restauration. Si un crash système survient alors que la base est en mode NoArchivelog, la restauration pourra seulement être effectuée depuis la dernière sauvegarde.

En mode NoArchivelog, l’administrateur ne peut pas effectuer des sauvegarde en ligne des tablespaces.
Si l’administrateur décide que la base de données doit rester en mode NoArchivelog, alors des sauvegardes fréquentes doivent être effectuées.

  • Mode Archivelog :

Quand une base de données est en mode Archivelog, l’archivage automatique des redologs est activé. Les fichiers controlfiles de la base indiquent que les groupes d’archives ne peuvent pas être réutilisés par le processus Logwriter avant que le groupe ne soit archivé. Un groupe devient disponible pour l’archivage immédiatement après le changement de redolog.

L’archivage des groupes présente plusieurs avantages :

  1. La sauvegarde d’une base de données, avec ses archivelog, garantie que l’administrateur pourra restaurer toutes les transactions qui ont eu lieu jusqu’au crash de la base ou du système.
  2. En mode Archivelog, une sauvegarde de la base de données peut être effectuée alors que celle-ci est en cours d’exécution.
  3. Dans le cas d’un dataguard, la base de données stand-by est automatiquement mise à jour avec les archivelog.

Les archivelog peuvent être configurés pour être archivés de manière automatique ou manuelle. Il est conseillé d’effectuer l’archivage de manière automatique (moins chronophage).

Configuration

Avant d’effectuer l’activation des archivelog, certains paramètres doivent être renseignés dans la base de données. Généralement, ces paramètres sont définis dans le fichier init.ora lors de la création de la base.

Remarque : Ces paramètres peuvent être édités à tout moment via des instructions SQL.

Par défaut, les paramètres suivants sont suffisants pour l’utilisation des archivelog :

DB_RECOVERY_FILE_DEST : Spécifie l’arborescence dans lesquels seront stockés les logs générés par le base de données.
Remarque : Si ce paramètre est utilisé, le paramètre DB_RECOVERY_FILE_DEST_SIZE doit obligatoirement être définit.
DB_RECOVERY_FILE_DEST_SIZE : Spécifie la taille physique qui sera utilisée sur le disque par les fichiers crées dans le dossier cible.
LOG_ARCHIVE_DEST : Spécifie dans Oracle quel dossier cible doit être utilisé.
LOG_ARCHIVE_FORMAT : Spécifie le format dans lequel les archivelogs seront enregistrés.

Remarque : Dans le cadre de l’utilisation d’un dataguard, un article sera écrit ultérieurement.

Utilisation

Pour vérifier qu’une base de données est bien en mode Archivelog, l’administrateur peut utiliser la requête suivante :

Remarque : Dans cet exemple, nous voyons que la base de données est en mode Archivelog.

Pour effectuer l’activation du mode Archivelog, il faut que la base de données soit montée et non ouverte. Exécuter ensuite la commande suivante :

L’activation des archivelog est maintenant effective.

A partir de maintenant, à chaque fois qu’un fichier de redo sera plein, il va être archivé, au lieu d’être écrasé. Ce qui permettra de faire des opérations de récupérations de données.

Tags : archivelogdatabaseoracle
Emmanuel V.

The author Emmanuel V.

2 commentaires

  1. Bonsoir,
    Je vous remercie pour votre résumé qui est très clair.

    Pouvez-vous me préciser quel serait alors l’intéret d’une base en NOARCHIVELOG ?
    Par ailleurs, je suppose qu’il existe des bonnes pratiques spécifiant qu’il est nécessaire de configurer la base en archivelog quand est est associée à un portail internet synchrone, et façon à me pas risquer de perdre de transactions ?
    Enfin, quel est le “mode par défaut” une base ?

    Je vous remercie par avances.

    1. Bonjour,

      Ce sujet n’est pas des plus récents pour moi, mais je vous dirais que l’intérêt de ne pas avoir la base de données en archivelog est important lors de la création de celle-ci notamment.
      En effet, il n’y a aucun avantage à saturer notre disque d’informations de création.
      Toutefois, une base en mode noarchivelog peut être utilisée lors de tests, développements, problèmes d’espace disque… Mais cela n’est évidemment pas recommandé.

      Par défaut, une base de données est créé en mode NOARCHIVELOG, puis passée en suivant en mode ARCHIVELOG.

      Quelle que soit votre utilisation, je vous conseille le mode ARCHIVELOG, lors de l’utilisation d’un dataguard par exemple, vous êtes obligés de les avoir, car c’est avec eux que les bases restent synchrones.

      J’espère vous avoir aidé.

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